Hindi

Le hindi ? Pourquoi (ne pas) apprendre le hindi ?
Un mot de la part de votre professeur, M. Akshay Bakaya 

Bonjour à tous !
Si vous avez déjà regardé un jour un clip ‘Bollywood’, vous avez entendu chanter en hindi. Les paroles de ces chansons et films sont comprises non seulement par une bonne moitié des Indiens (c’est déjà beaucoup de monde) mais aussi par les Pakistanais qui jurent, eux, d’avoir entendu de l’ « ourdou ». C’est du hindi alors, ou de l’ourdou? Eh bien, c’est comme si on demandait si on avait entendu du serbe ou du croate. Tout en adoptant deux écritures distinctes, ce sont des langues jumelles !
Habillées et parées de bijoux parfois différents dans un registre plus « élevé » (académique, religieux, politique, scientifique), les deux langues sont identiques dès lors qu’il s’agit de conversations simples à la portée d’un enfant, disons de trois ans. Cette phrase, pourtant assez longue —  « Hier soir, si tu étais venu me chercher à la maison en taxi, je serais allée au cinéma avec toi » — mais ne contenant aucun terme trop compliqué pour un jeune enfant (comme « déplacement », « accompagnement » ou « malentendu »), serait la même phrase en hindi qu’en ourdou. D’où, justement, le succès si large du cinéma, la chanson (et la danse!) Bollywood, qui se passent d’écriture. Sans parler du fait que (surtout sur internet) on ne retrouve les paroles qu’en caractères latins, et du fait que les mots anglais viennent abondamment squatter le hindi pour donner ce qu’on appelle affectueusement le ‘hinglish’ : « Ye architect hospital ke construction ke liye allotted budget bilkul exceed nahiñ karega. » Là, on comprend déjà presque tout, sauf le temps verbal !
Chacun a raison, et ses raisons, de choisir la langue qu’il a envie d’apprendre : un voyage qui a donné envie d’y repartir, une chanson ou un film qui vous a touché, une histoire d’amour, un désir d’aller vivre et travailler dans tel pays, la simple beauté du son de telle langue à l’oreille. Je n’oublie pas la raison donnée par une Iranienne le jour de l’inscription : « Pourquoi le hindi? Parce que c’est la plus belle langue du monde! » Et moi qui croyait que c’était le persan.
Autant donner les mauvaises nouvelles avec les bonnes. Si la grammaire du hindi est tellement régulière qu’un « Bescherelle » du verbe hindi tiendrait sur une seule page, le francophone pourrait avoir tout le mal du monde à distinguer les voyelles courtes des longues (comme en anglais!), aspirer le ‘h’ et même certaines consonnes pour les distinguer des non-aspirées. Voir taali et thaali (« applaudissement » et « assiette »), les sons rétroflexes où on tournera le bout de la langue vers le haut pour dire TamaaTar, « tomate », et le pire, le ‘r’ claqué, pour dire saRi. Sans parler des voyelles nasales, plus nombreuses que les trois en français, dans ‘bon’, ‘bain’ et ‘banc’. Essayez un ‘aa’, ‘i’ ou un ‘ou’ long à travers le nez. Haañ, « oui », nahiiñ, « non », et maiñ houñ, « je suis ».
Le plus dépaysant est que, tout comme le japonais et le coréen, les langues indiennes ont toutes le même ordre des mots, le verbe arrivant à la fin ! Toute préposition devient donc ‘postposition’, et il n’y a pas d’article. Donc, « L’argent arrivera sur le compte » donne en hindi « Argent compte-sur arrivera. » — en Yoda language, comme diraient les fans de Star Wars. En parlant du verbe, sachez qu’il y aura deux présents, encore une fois comme en anglais (on ne fait pas exprès) : ‘I speak’ (présent général) se distinguant bien de ‘I am speaking’ (présent actualisé).
Et là ou on s’amuse le plus, c’est avec les constructions « expériencielles » : si « mon fils aime beaucoup ces glaces », est-ce mon fils qui fait quelque chose, ou plutôt ces glaces qui lui font quelque chose? Le hindi préférera dire, dans cet ordre « Lui ces glaces très plaisantes sont. » Il suffit d’en prendre l’habitude !
En hindi, au SIAL, on donnera la priorité à l’expression orale — tout de suite! Autant vous dire que j’utilise l’approche « Michel Thomas » (voir en ligne), combinée avec une suite de conversations transcrites et enregistrées, tirées de la méthode « Speak Hindi With Confidence » de Rupert Snell.  Voir les échantillons sur ma page SoundCloud, « Con. 1/1, 1/2 » etc. pour les débutants, « Hin. 1/1, 1/2 » etc. en 2ème année. Soyez rassurés, nous avons les moyens de vous faire parler.Mais on apprendra aussi à déchiffrer l’écriture devanagari (voir le Petit cahier d’écriture en hindi, chez Larousse (3€99) ou le site interactif « Hindi Script Tutor ») et à relire les mêmes conversations en écriture hindi.
Bref, dans les cours d’hindi au SIAL on sait joindre l’utile à l’agréable.

Hindi A0 présentiel

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Accès : Licence et Master, toutes filières                       Horaires des cours 
Un cours en présentiel, destiné exclusivement aux grands débutants dans la langue hindi.

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